Les éléphants s’en vont en retraite !
A l’instar du Parti Socialiste français, le football dispose encore de quelques éléphants, personnages incontournables du monde du football français et qui ne sont pas loin, de passer la main. Parmis ces éléphants on peut citer Jean-Claude Plessis, Jean-Claude Hamel ou encore Carlo Molinari. Cela ne vous échappera pas, ce sont trois présidents de trois « petits » clubs où la stabilité est reine.
Ainsi nous avons appris hier que Jean-Claude Plessis allait laisser sa place à Alain Cordier, qui n’est ni juge ni flic mais président du Conseil d’administration du club. Âgé de 64 ans et célèbre pour ses coups de gueule, Plessis ne prolongera pas con contrat qui expire le 30 juin 2008. Sous ses ordres, les sochaliens ont remporté trois titres : champion de Ligue 2 en 2000 et vainqueur de la Coupe de France en 2004 et 2007. Surtout, sous son égide, Sochaux a retrouvé des couleurs et a remobilisé toute une région derrière ce club. Profitant de l’image de sa génération dorée, le club a pu se donner les moyens de rester en Ligue 1 (même si cette année était plus compliquée) tout en jouant à fond les coupes nationales.
Dans le So Foot du mois dernier, c’était Carlo Molinari qui allumait la première mèche avec son envie de laisser le club, bien entendu, lorsqu’il aura trouvé quelqu’un de confiance. Une interview très intéressante sur sa vision du football et un retour sur sa carrière où il avoue, en toute honnêteté, avoir mal géré l’après PP : Pirès-Pouget. Metz descend cette année en Ligue 2 avec l’ambition de remonter aussitôt tant les finances du club dépendent de l’étage supérieur du championnat de France. Carlo, en place depuis 1967, espère trouver dans ses actionnaires, la personne qui pourra péréniser le club en L1.
Enfin, dernier des Mohicans, Jean-Claude Hamel qui a vécu une saison plus que difficile du côté de l’Abbé Deschamps et dont les rumeurs (confirmées à demi mot par l’intéressé il y a quelques temps) laissent penser que le président de l’AJA, s’en irait l’année prochaine. En place depuis 1963, soit deux après après le début de l’ère Guy Roux, Hamel cherche un repreneur et il se murmure qu’un certain Michel Parmentier, ayant rejoint en début d’année le conseil d’administration de l’AJA, pourrait être l’élu.
Reste Loulou Nicollin, dont nous n’avons aucune idée de projet à court et moyen terme de sa présidence à la tête de Montpellier, pensionnaire de Ligue 2. Toujours est-il qu’avec ces trois départs annoncés, qui se feront certainement dans les 12 prochains mois, ou plus tôt si l’opportunité est donnée, le football français va perdre trois monuments, témoins de l’évolution du football, et qui pourront vaquer à de nouvelles occupations…
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