Joueurs vs présidents : clashs en pagaille…
C’est la tendance du moment : aller au clash avec son club. Depuis trois ans, les joueurs n’hésitent plus à forcer leurs présidents, entraîneurs ou directeurs sportifs à les laisser partir vers les destinations de leurs choix, souvent pour l’appât du gain. Ce phénomène est plus ou moins récent mais les cas augmentent chaque année. Et c’est comme pour la grippe aviaire, les sujets sont mis à l’écart du reste des troupes en guise de sanction ; sanction bien dérisoire et pas vraiment concluante car les joueurs savent très bien qu’avec une certaine valeur marchande, les clubs ne pourront pas laisser cette situation pourrir.
Cette année nous avons encore eu droit à des joueurs qui vont au clash avec leurs présidents : Romaric au Mans, Digard au PSG, Sessegnon au Mans, Briand à Rennes, … sans compter à l’international le cas Cristiano Ronaldo. Des joueurs qui sont donc sous contrat avec leur club mais qui font des pieds et des mains pour répondre favorablement à une proposition, forcément plus alléchante, d’un autre club. Et c’est encore plus facile avec l’arrêt Webster qui est en passe d’être aussi connu que l’arrêt Bosman.
Arrêt Webster, what the fuck?
La règle est simple et divisée en deux cas :
- Si un joueur est âgé de moins de 28 ans, il ne peut pas rompre son contrat pendant les trois premières années de celui-ci. Après cette période il peut casser son contrat et signer avec le club de son choix moyennant finances : le rachat par le joueur des années de contrat qu’il reste.
- Si un joueur est âge de plus de 28 ans, la période pendant laquelle il ne peut pas rompre son contrat (période de sûreté) passe de trois ans à deux ans.
Exemple d’application
Un exemple qui peut vous parler un peu plus. Samir Nasri, avant de renouveler son contrat en fin de saison dernière aurait pu partir de son club formateur, l’Olympique de Marseille en rachetant son contrat car il avait passé trois ans déjà à l’OM. Mais Nasri a préféré prolonger pour assurer une manne financière à son club avec son transfert à Arsenal.
Concrètement, avec cette règle, cela encourage encore plus les joueurs à aller au clash avec leurs clubs. Déjà qu’ils n’avaient pas besoin d’aide pour trouver des idées pour aller gagner plus de pognon ailleurs, cet arrêt Webster favorise encore leurs démarches. Les contrats ne veulent plus dire grand chose, les clubs sont obligés de prévoir des renouvellements plus rapidement (pour augmenter les compensations financières au cas où) et les joueurs refusent de les signer car ils savent qu’ils devront débourser plus d’argent pour partir. Autrement dit, c’est le chien qui se mord la queue…
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