Malouda passe la deuxième couche de peinture
Décidemment nous avons droit à une semaine où les déclarations se suivent se suivent et se ressemblent. Alors que l’on reproche souvent aux joueurs de foot de ne pas sortir du contexte fermé des réactions typiques d’avant ou d’après-match, nous avons eu au moins trois exemples d’extériorisation cette semaine.
La première banderille fut plantée par Sidney Govou qui a dit sa façon de penser sur l’unité du vestiaire lyonnais et le manque de leaders au sein du club, en égratignant au passage les joueurs aux statuts de star qui ne prennent pas leur responsabilité (dédicace Karim). Le tout a été confirmé le jour même par Cris qui regrettait que seuls trois joueurs prenaient la parole dans le vestiaire. Est venu s’ajouter à cela, une nouvelle confirmation, celle de Jérémy Toulalan hier dans L’Equipe.
Puis ce fut au tour de Robert-Louis Dreyfus, le boss de l’OM, de mettre la pression sur l’équipe dirigeante actuelle. Une équipe dirigeante qui a eu les moyens et les mains libres selon les propos du propriétaire qui tarde à voir un retour sur investissement. Pire, il semble qu’il n’ait pas pardonné à Diouf, Anigo et Gerets de ne pas l’avoir suivi sur les dossiers Alex (Chelsea) et Gourcuff (Milan AC) cet été. Pour mémoire ces derniers avaient préféré prendre Hilton et Ben Arfa. Dreyfus réclame donc qu’un bilan soit fait à la fin de la saison et que tout le monde en tire les conséquences adéquates.
Il n’a pas fallu longtemps à Pape Diouf pour répondre à l’actionnaire majoritaire du club en disant que tous ses propos n’étaient pas justes.
Le dernier à se servir de la presse comme exutoire est Florent Malouda qui passe une deuxième couche de peinture sur le portrait de Raymond Domenech dans l’Equipe d’aujourd’hui. Voici un extrait des déclarations :
«J’assume ce que j’ai dit. Après, j’ai eu droit à un petit traitement de faveur… C’est comme ça. Je ne me plains pas. Il y a un entraîneur. Il fait des choix. J’espère qu’il assumera. Moi, j’ai assumé. [...] Je lui ai dit ce que je pensais de lui. Ensuite, je l’ai dit publiquement. Je pense avoir agi comme je le devais. Après, il y a un prix à payer. Ça ne me dérange pas. Je commençais à être pas mal au niveau des sélections (il en compte 44), mais bon… (Il sourit.) Comme quoi, tu peux passer d’un statut de cadre, soi-disant, à celui de rien du tout, juste en fonction de tes opinions. Maintenant, c’est clair. [...] entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, il y a un petit écart.»
Certes un peu naïf puisqu’il existait les précédents Mexès, Trezeguet et Pirès, Florent Malouda, qui avait fort bien commencé cette nouvelle saison avec Chelsea, nourrit toujours des ambitions avec les Bleus. Pas sûr qu’une nouvelle occasion se reproduise tant que Domenech sera à la tête de l’Equipe de France.

Domenech, peu épargné par les médias et certains joueurs…
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17 janvier 2009 à 18 h 47 min
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