Barry-ci la sortie
Le capitaine de l?équipe d?Ecosse, Barry Ferguson, et le gardien de but Allan McGregor bannis à vie de la sélection nationale ! C?est la décision catégorique qui a été prise par l?encadrement du onze du chardon, confirmée par la Scottish Football Association, à l?encontre de son capitaine et leader emblématique ainsi que de son coéquipier chez les Glasgow Rangers.
Pour rappel, les deux complices avaient été pris en flagrant délit de beuverie au soir de la lourde défaite (0-3) concédée aux Pays-Bas, et à la veille du match décisif face à l?Islande dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010. Un match qu?ils avaient d?ailleurs passé sur le banc, punis par le sélectionneur national Georges Burley. C?est sur ce même banc que le brave Barry a ensuite été surpris en train d?effectuer le « V-sign », équivalent britannique de notre doigt d?honneur. Jeux de mains, jeux de vilains?
Au pays du Loch Ness, on ne rigole pas avec la discipline. Et même si le XV du chardon arbore fièrement sur sa tunique le logo d?une célèbre marque de scotch whisky, force est de constater que sport et virées nocturnes bien arrosées la veille d?un match n?ont jamais fait bon ménage. Considérant qu?un tel comportement nuisait à l?image et aux performances du football écossais, coach Burley a donc décidé de se séparer de l?âme de la sélection écossaise, le serial tacleur, l?aboyeur de service. Désormais, les joueurs aspirant à évoluer sous les couleurs nationales devront même se soumettre à un code de bonne conduite.
Et l?affaire ne se limite pas au simple cadre de la sélection nationale, puisque les Glasgow Rangers, club où évoluent Ferguson et McGregor, ont également choisi de sanctionner les deux joueurs, qui devront s?acquitter de deux semaines de congés forcés et non-payés. De plus, le Barry s?est vu retirer le brassard de capitaine par son club de c?ur.
Le moins que l?on puisse dire, c?est que cette mise à pied est loin de faire l?unanimité de l?autre coté du Mur d?Hadrien. On reproche notamment au sélectionneur Georges Burley, déjà vivement contesté sur ses terres, de faire preuve d?un manque de démagogie en préférant éradiquer le problème de la manière forte plutôt que d?essayer de remettre les joueurs sur de bons rails.
Pourtant, le « bad boy » écossais n?en est pas à ses premiers faits d?armes. Aussi se souvient-on des mésaventures de Paul Le Guen, alors qu?il était à la tête des Rangers, dont l?éviction avait été provoquée par un mouvement de contestation venu des vestiaires et mené par un Barry Ferguson qui était à l?époque encore intouchable.
Depuis, les temps ont changé, les coaches aussi, mais dans les Highlands, on regrette déjà le départ de l?idole. David Weir, promu capitaine à bientôt 39 ans, s?est même montré surpris de recevoir un sésame qui revenait de fait à son ancien partenaire. Car un match de l?Ecosse ou des Rangers sans Barry Ferguson, c?est un peu comme Braveheart sans Mel Gibson : la touche de « fighting spirit » en moins?


Article rédigé par Bastien !
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9 avril 2009 à 11 h 47 min
Belle rédaction !
10 avril 2009 à 13 h 48 min
c’est ce que m’a dit le 1er prof qui m’a viré de cours au collège :)