La révolution italienne de Luciano Spalletti au Zénith Saint-Pétersbourg
Le championnat italien est connu dans le monde entier à cause de trois facteurs. Le premier c’est la tendance à simuler un contact. Ce préjugé hérité de l’histoire ancienne ne devrait jamais quitter le Calcio alors que les Gerrard, Lampard, Drogba, N’Gog, Valbuena, Suarez and co n’ont rien à envier aux italiens. Le deuxième facteur est lui aussi un héritage des glorieux anciens puisqu’il s’agit du type de jeu défensif prôné par les entraîneurs. Ce préjugé que l’on ressort sous le nom Catenaccio a au moins le mérite d’avoir donné un véritable réputation mondiale aux entraîneurs tels Sacchi, Capello, Trapattoni, Ancelotti et bien d’autres. Et le troisième, c’est la préparation physique jugée infernale par les étrangers et imposée chaque été aux footballeurs.
L’entraîneur italien, qui s’exportait peu jusqu’ il y a quelques années, commence à sortir de la botte. Ancelotti, Capello, Trapattoni « coachent » en Angleterre et en Irlande tandis que Luciano Spalletti a tenté l’aventure Zénith Saint-Pétersbourg en fin d’année dernière. Sans club depuis son départ de la Roma, Spalletti s’est vu confier la gestion d’un groupe qui a fait parler de lui en 2007-2008 avant de retomber quelque peu dans l’oubli avec des 5ème et 3ème places décevantes en championnat.
Certes, le Zénith a perdu Arshavin, Pogrebnyak et Tymoschuk mais le gros de l’effectif est toujours celui de la folle saison 2007 et Euro 2008 : Denisov, Anyukov, Zyryanov, Malafeev alors que le génial Bystrov est revenu au bercail. Le club a également recruté quelques autres joueurs européens comme Fernando Meira, Tekke, Danny ou Rosina. Celui que l’on présentait comme le nouveau petit génie italien retrouve un entraîneur qui souhaitait déjà le faire venir à la Roma et qui le connaît par coeur.
L’arrivée de Luciano Spalletti confirme les ambitions du Zénith Saint Pétersbourg qui veut gagner le championnat. Pour cela, le club a donné carte blanche à l’entraîneur italien, dans le recrutement mais aussi dans le management et dans la préparation. Spalletti a pris acte et les choses se mettent en place. Lors du premier stage début janvier à Dubaï, les joueurs du Zénith ont découvert la préparation physique à l’italienne, plus basée sur la musculation que sur l’endurance. Ainsi, certains cadres ont découvert la joie des exercices de tonicité dans les piscines de l’hôtel alors que les préparateurs travaillaient également sur l’explosivité avec des poids toujours plus lourds.
Pendant plusieurs jours, les joueurs n’ont pas touché le ballon, une chose impensable pour ces techniciens dévoreurs de petits jeux à une touche de balle. Après la piscine, les joueurs du Zénith ont également goûté aux joies des exercices physiques sur le sable avec sprints courts et changements de direction. Lors du deuxième stage aux Emirats Arabes Unis, rebelote.
D’ailleurs la reprise a été avancée cette année à la demande de Spalletti pour avoir plus de temps pour la préparation physique. Quand elle est de six semaines en France, elle dépasse les huit en Italie, et Spalletti ne change pas sa méthode. La révolution Italienne est en marche en Russie. Après toutes les séances physiques, les joueurs découvrent l’exigence de Luciano Spalletti sur les déplacements et les mouvements avec et sans ballon. L’apprentissage ne fait que commencer…


Tony Vairelles ne joue pas à Gueugnon?

Je ne me baigne jamais sans mes chaussettes




Crédit Photo : fc-zenith.ru
5 février 2010 à 12 h 45 min
Trop fort le sosie de Tony :D.
Je suis impréssioné qu’il ait plus de 2 semaines suplémentaires de préparation en Italie comparé à la France.
Il n’y a pas que ça, mais ça doit quand même jouer dans sur le long terme pour les résultats d’un club en championnat et dans les coupes Européennes.
5 février 2010 à 15 h 00 min
Au début des photos, je me suis dit « Tiens ça deviens chaud sur Coupfranc.fr »…
7 février 2010 à 11 h 14 min
[...] – Pour ceux qui se demandent ce que Spaletti est allé faire au Zénith, explications sur coupfranc.fr, ici [...]