Kevin Anin, le patient niçois

Publié par Tom le Samedi 21 janvier 2012 à 10h01

« Dans un divorce, chacun a ses torts. Mais là, je ne connais pas toute l’histoire et ça ne nous concerne pas ». La phrase de Jean-Pierre Rivère, le président niçois, est claire. Il évoque la fin de l’aventure sochalienne de Kevin Anin, qui vient de signer sur la Côte d’Azur pour trois ans et demi et un transfert qui tourne autour de deux millions d’euros.

Le milieu de terrain a connu six derniers mois compliqués dans le Doubs. Il ne s’est plus entrainé avec des coéquipiers depuis un mois en raison d’un différend entre lui et Alexandre Bompard, le président de Sochaux. Une affaire qui n’a eu aucune influence dans le choix des dirigeants de l’OGC Nice. « Quand on a appris que son club voulait s’en séparer, on a fait la démarche pour le recruter. Ils n’ont pas voulu entendre parler d’un prêt alors on a négocié un transfert. »

La réflexion a été rapide côté rouge et noir pour juger de l’opportunité de faire venir l’ancien boxeur. « C’est un recrutement collégial. Il a fait l’unanimité. Quand on a demandé son avis à Frédéric Gioria (entraîneur adjoint, NDLR), il a cru à une blague. J’ai contacté Kevin. On a eu une longue discussion et j’ai senti un garçon gentil, bien éduqué, qui m’a séduit. Eric Roy est également allé le voir au Havre », raconte Jean-Pierre Rivère.

Deux jours après cette rencontre, le Sochalien contacte le directeur sportif niçois et lui annonce qu’il viendra dans son club. Un recrutement qui s’apparente à un énorme coup réalisé sur le marché. Réputé pour être l’un des meilleurs milieux de France, Kevin Anin a beaucoup de qualités. « Il est très habile. Il va nous permettre de faire la transition entre le plan défensif et offensif. On va pouvoir compter sur son impact dans la récupération du ballon », se réjouit René Marsiglia, l’entraîneur azuréen.

Depuis septembre, le joueur, lui, accumule les maladresses, les absences et les non-dits avec Sochaux. Pourtant, il joue (quatorze matchs disputés cette saison). Sans sourire. « Je suis à Nice pour reprendre du plaisir. J’avais perdu l’envie. Beaucoup de monde m’a soutenu. J’ai eu des torts mais je n’ai jamais dit que je voulais partir de Sochaux », assure Anin. Courtisé par de nombreux clubs français ou étrangers, le milieu de terrain de 25 ans a privilégié le Sud. « J’apprécie ce club, les supporters m’ont plu et j’ai de la famille à côté. Je marche à l’affectif. C’est la raison pour laquelle j’ai donné ma parole pour venir ici. J’espère qu’on va s’en sortir », affirme celui qui retrouve deux anciens Havrais en les personnes de Didier Digard et Kevin Gomis.

Arrivé jeudi dans le groupe, il semble déjà à l’aise. Mais il va falloir du temps et des matchs pour repartir complètement de l’avant. Kevin Anin veut s’appuyer sur le public niçois pour l’aider. Des supporters qu’il va s’attacher à ravir de son talent et de sa hargne.

Premiers pas niçois pour Anin

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Un commentaire sur cet article

  1. divorce dit :

    C’est quand même étrange que de plus en plus de joueurs s’isolent et coupent tout contact avec leur équipe?

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