L’Europe choisit ses champions

Publié par Romain Luciani le Lundi 07 mai 2012 à 10h05

A l’heure où la France choisissait son nouveau président de la République, la planète football continuait de chercher ses champions. En France, le PSG met la pression sur le leader Montpellier, qui jouera lundi soir sa première place. En Europe, la Juventus de Turin jubile après avoir obtenu son 28ème titre national, tandis que Chelsea « démarre » sa saison avec la FA Cup avant la finale de la Ligue des Champions. Retour sur un week-end mouvementé.

La Ligue 1 n’a pas encore décidé

Le sapin de Noël et ses cadeaux de Mai. Alors que tout le monde voyait Montpellier déjà sacré champion de France il y a quelques semaines, le Paris Saint-Germain lui a repris, provisoirement, son fauteuil de leader. En s’imposant (3-4) à Valenciennes, le club de la capitale est désormais à égalité de points avec l’équipe de René Girard, mais aussi une égalité parfaite au goal average. Les faiblesses défensives ont été confirmées, tandis que le trio offensif Nene-Menez-Pastore a continué son incroyable efficacité en étant décisif sur chacun des buts inscrits hier soir ( deux passes décisives et un but pour Nene, un but et une passe décisive pour Menez, et enfin une passe décisive de Pastore). Les Héraultais, qui se déplacent à Rennes lundi soir, vont devoir prendre leurs responsabilités, n’est-ce pas Olivier Giroud ?

Pas de Ligue des Champions pour Lyon. Pour les optimistes, comme Rémi Garde, qui voyait encore l’OL être capable d’accrocher la troisième place, le match nul arraché par Brest hier soir a du être difficile à digérer. D’autant que les Gones semblaient tenir le match jusqu’à la dernière demie heure de jeu, mais leur manque de réalisme et le relâchement défensif en fin de match auront été fatals aux coéquipiers d’Hugo Lloris. Seul motif de satisfaction, et pas des moindres, le retour en forme de Yoann Gourcuff (auteur de l’ouverture du score lyonnaise à la 37ème minute). L’ancien bordelais a parfaitement joué son rôle de meneur de jeu, adressant tour à tour passes et centres millimétrés. Il a sûrement marqué des points à quelques jours des premières listes de Laurent blanc pour l’Euro 2012.

La mauvaise opération d’Ajaccio. En se déplaçant sur le terrain d’Evian Thonon-Gaillard, qui avait déjà acquis son maintien il y a plusieurs journées, les corses avaient l’opportunité d’atteindre la barre des 40 points et de se mettre à l’abri du retour des bourguignons auxerrois ou dijonnais. Opération manquée pour les promus qui se sont inclinés 2-1. André avait pourtant ouvert le score à la 14ème minute mais Barbosa égalisait dans la foulée face à une arrière garde d’Ajaccio complétement dépassée. Le danois Daniel Wass offrit la victoire à l’ETG d’un superbe coup-franc dans la lucarne d’Ochoa. La fin de saison s’annonce difficile pour les corses qui recevront Lyon avant de se déplacer à Toulouse pour les deux dernières journées de championnat. A Bastia, on s’en frotte les mains.

L’Europe en ébullition

La Vieille Dame à la barbe du Milan. Antonio Conte peut jubiler. La Juventus de Turin retrouve enfin les sommets, et c’est en partie grâce à lui. En s’imposant à Cagliari (0-2), et en profitant de la défaite du Milan AC face à l’Inter (4-2), les Bianconeri décrochent le 28ème titre national de leur histoire, neuf ans après leur dernier sacre (officiel). Un titre amplement mérité au regard d’une saison proche de la perfection. Avec 22 victoires, 15 matchs nuls et pas une défaite au compteur, la Juve a surtout impressionné par sa rigueur défensive (meilleur défense du championnat, et de loin, avec seulement 19 buts encaissés). Les vieux démons du Calciopoli peuvent désormais être oubliés. A Turin l’heure est à la fête, mais c’est plutôt pour le Torino qu’on trinque puisque le club le plus populaire de la ville est tout proche de remonter en Série A.

Chelsea s’empare de la FA Cup. En s’imposant samedi à Wembley face à Liverpool, les Blues ont décroché leur premier titre de la saison dans une rencontre pour le moins disputée. Ramires, bien lancé par Mata, ouvrait le score dès la 11ème minute de jeu et permettait déjà à Chelsea de se replier en défense pour bloquer les offensives des Reds et procéder en contres. Une tactique qui avait déjà fait ses preuves face au Barca. Au retour des vestiaires, Didier Drogba portait le score à 2-0 et forçait Kenny Dalglish à revoir totalement ses plans, lançant notamment un Andy Carroll très alerte (Torres aurait-il lancé une mode ?). En réduisant le score, ce dernier aurait pu permettre à son équipe de revenir, voir même de battre les londoniens, mais le manque de réalisme de Liverpool laissa la victoire à Chelsea. Une bonne préparation pour les hommes de Di Matteo avant la finale de la Ligue des Champions face au Bayern Munich (le 19 mai).

Manchester City y est presque. Roberto Mancini avait probablement bien briefé ses troupes avant le déplacement des Citizens à St James’ Park, dans l’antre de Newcastle. Cette rencontre était pour lui encore plus importante que le derby mancunien, et la belle victoire de son équipe (0-2) n’est pas pour lui déplaire ; une vraie victoire de patron, au physique et au talent. Cependant le titre n’est pas encore joué, à seulement une journée de la fin, puisque United s’est aussi imposé à domicile face à Swansea. Pour le moment les deux équipes se retrouvent à égalité de points mais la différence de buts est largement favorable à Manchester City.

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