Fin d’une saison de foot, fin d’une année de fou
Finalement, ce dernier week-end de foot aura été à l’image de la saison 2011/2012 : complètement dingue. Difficile en effet de résumer cette saison, belle mais étrange, longue mais intense, rationnelle mais logique. De la chute des Olympiques à l’inévitable retour de la Juventus de Turin, du titre de Montpellier à la consécration de la plus faible équipe de Chelsea de l’ère Abramovitch, des statistiques stratosphériques de Messi/CR7 en passant par le rachat du PSG, retour sur une année de fou, loin d’être une simple année de foot.
Mercato : « Y a plus de saison ma p’tite dame »
Été :
Cette année de football a commencé avec un marché des transferts étrangement calme, le Real Madrid, pourtant l’habituel « faiseur de tubes estivaux », se contentant de recruter les jeunes Varane et Sahin. Calme qui a rapidement laissé place à la tempête parisienne, fraîchement racheté par le Qatar. Un club français qui se retrouve parmi les tops recruteurs du mercato et qui s’offre le deuxième transfert le plus onéreux de l’été (43 millions d’Euros pour Pastore, à peine moins que Manchester City pour Kun Aguero), c’était pas franchement une habitude maison. Déjà le signe que le football ne respecte plus rien. Dans le même temps, Arsenal perdait ses deux meilleurs éléments (Nasri et Fabregas, à City et au Barça), Marseille se retrouvait contraint de recruter lorientais petit-bras (Morel, Amalfitano) et Lyon de ne quasiment pas recruter du tout.
De manière générale, les « petits » clubs ont pour la plupart su conserver leurs meilleurs éléments, ces joueurs en devenir qui habituellement s’empressent de faire leurs valises pour rallier les destinations les plus prestigieuses et/ou rémunératrices. En Allemagne par exemple, le Bayern n’a pas pillé le Borussia Dortmund comme on aurait pu s’y attendre. Montpellier a conservé ses deux perles Belhanda et Yanga M’Biwa (Giroud n’étant encore qu’une promesse) et Naples n’a perdu ni Cavani ni Hamsik. Seul Lille a réellement perdu de sa superbe, en laissant filer Rami, Cabaye et Gervinho. A relativiser puisque les nordistes ont récupéré Joe Cole et Dimitri Payet, ainsi que conservé leur pépite, Eden Hazard.
Hiver :
Le mercato hivernal 2011 avait été marqué par l’achat de Fernando Torres à Liverpool pour environ 56 millions d’euros (un record pour les Blues), et l’achat par les Reds de Andy Caroll à Newcastle. Cette hiver, nul transfert à prix faramineux, seul le PSG a véritablement animé un marché frigorifique, avec les transferts de Maxwell, Thiago Motta et Alex, respectivement achetés à Barcelone, l’Inter Milan et Chelsea, soit les deux derniers vainqueurs de la C1 et lefutur titré. Mais c’est surtout le licenciement d’Antoine Kombouaré et la venue de Carlo Ancelotti dans la capitale française qui ont marqué les esprits. Ainsi que la vraie-fausse arrivée de David Beckham (l’Equipe ayant annoncé trop tôt son transfert avec sa « une » désormais culte « il arrive »).
Le livre d’or de la saison
Le club : Chelsea, la génération maudite exorcisée
Racheté en 2003 par le magnat russe Roman Abramovitch, Chelsea a véritablement marqué de son empreinte la seconde moitié des années 2000. Ses duels épiques face au Barça (2005,2006 et 2009) et Liverpool (2005, 2007,2008) sont d’ailleurs restés dans les mémoires. Mais trop souvent, la génération Drogba a raté la marche. Pourtant, sous l’ère Mourinho, peu d’équipe en Europe disposait d’un effectif aussi riche en qualité et en quantité. Stamford Bridge faisant d’ailleurs office de forteresse imprenable à l’époque. Le départ de l’iconoclaste Special One a profondément chamboulé un effectif qu’il a monté de toute pièce et qui lui devait tout. Après ça, aucun entraîneur ne sera parvenu à réussir sur la durée à l’Ouest londonien, en dépit du prestige des hommes en place (Scolari, Hiddonk, Ancelotti, Villas-Boas…). Curieusement, 2011/2012 devait marqué un renouveau pour Chelsea. Les arrivées de Torres en Hiver 2011, de Mata et de Lukaku cet été et surtout d’un nouveau coach très jeune, Villas-Boas (33 ans, soit l’âge de Drogba) présageaient d’une année de transition et d’une mise à l’écart progressive des cadres historiques que sont Terry, Lampard et donc Drogba.
Mais Drogba & Cie ont trop perdu pour se laisser mettre au placard si tôt (2008, 2009). Peut-être étaient-ils persuadés que cette année pourrait être la bonne. Résultat : jamais Villas-Boas ne parviendra à tenir les leaders du vestiaire, déterminés à ne pas laisser jeunesse se faire si vite. Il est remercié à la fin de l’Hiver et remplacé par Di Matteo. Chelsea remporte alors la Cup mais échoue à la cinquième place du championnat. En parallèle, les Blues vont effectuer le parcours le plus dingue en Ligue des Champions depuis l’AS Monaco de 2004, éliminant tout à tour Naples (après avoir perdu 1-3 à San Paulo), Benfica après avoir souffert jusqu’à la fin et surtout le grand Barça de Guardiola en étant mené 0-2 à dix contre onze lors du match retour. Un parcours héroïque dont le vétéran Drogba, jusqu’alors considéré comme un magnifique loser se veut être le symbole. Qu’il est curieux que ce soit la plus faible équipe de Chelsea depuis dix ans qui remporte enfin le Saint-Graal. Cette équipe de « mercenaires » a définitivement prouvé qu’elle était bien plus que ça et n’a en rien acheté sa rédemption. Parce qu’en football comme ailleurs, l’honneur n’a pas de prix. Chelsea l’a démontré et restera dans l’histoire pour ce parcours, parmi les plus dingues jamais répertorié en C1… En plus d’être désormais la première équipe londonienne à remporter la Ligue des Champions.
Ce Chelsea de Drogba est désormais rentré dans la légende en même temps qu’il a obtenu son absolution…
Le joueur : Didier Drogba, de l’enfer au paradis
Forcément, le joueur de l’année européenne ne peut qu’être Didier Drogba. Et non Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi, englués dans un duel marketo-médiatique grotesque. Parce qu’il a tout connu cette année, de la défaite en finale de la CAN à Libreville contre la Zambie au sacre de Munich.
Comment distinguer un grand joueur ? La question pourrait quasiment faire l’objet d’une thèse universitaire. Et les tenants et les aboutissants demeurent forcément difficile à établir sans verser dans la subjectivité. Mais des points semblent concorder. En premier lieu, un joueur marque l’histoire et l’opinion non pour des statistiques, mais par son parcours et sa tendance à répondre présent dans les grands rendez-vous, à laisser son empreinte dans les grands matches. Michel Platini n’a jamais remporté de Coupe du Monde, mais le monde entier se souvient de lui pour avoir toujours porté à bout de bras son équipe lorsque la situation s’annonçait critique. Quitte à perdre, autant tout donner, ne jamais tricher. Cruyff, Beckenbauer, Zidane, Raùl, Cantona… Des types qui n’ont pas toujours eu des statistiques de cyborg mais qui se sont toujours placé sur le front ennemi lorsque la situation l’exigeait. Des légendes du football que tout le monde connaît, quelque soit la localisation sur le globe.
Parce qu’un but inscrit à l’ultime minute d’une finale de Ligue des Champions vaut une centaine de quadruplé contre Getafe, Drogba est rentré dans la légende samedi soir. Pour toujours et à jamais. Il semblait acquis que le football retiendrait l’ivoirien. Parce qu’en dépit de sa tendance à plonger, en dépit du fait qu’il choisit ses matches, il n’est jamais passé à côté d’un grand rendez-vous. Contrairement à Messi et Ronaldo, Drogba n’est qu’un homme. Et dans un match aussi intense et serré que l’a été ce Chelsea-Bayern, lorsque les machines s’enrayent, ce sont les hommes qui sont chargés de réparer ces dernière et de relancer la chaîne. Samedi soir, Drogba a été héroïque. Il a joué en défense, en récupérateur, en attaque. Omniprésent sur la pelouse de Munich, il n’a pas joué pour son équipe, il a été l’équipe. Qu’il parte de Chelsea sur cette note joyeuse est ainsi on ne peut plus logique. On lui souhaiterait presque de terminer sa carrière là-dessus, pour que son dernier ballon soit celui qui a offert la ligue des Champions à Londres pour la première fois en soixante ans d’histoire…
Ce qui nous aura marqué
Les matches :
Barcelone – Chelsea (2-2) : Parce qu’être mené 0-2 à dix contre onze face à Barcelone et revenir à 2-2, c’est plus une performance mais une intervention divine.
Dortumund-OM (2-3) : Marseille a foiré sa saison. Le jeu proposé a été désastreux, le parcours en championnat pathétique. Mais c’était le prix à payer pour avoir voulu jouer sur tous les tableaux sans verser dans les calculs d’épicier propre au football français. Et à l’arrivée, avec un titre en Coupe de la Ligue et un quart de finale de C1, peut-on vraiment affirmer que l’OM a raté sa saison ?
Manchester City – QPR (3-2) : Un match se gagne à peu de choses parfois. Mais un titre se gagne rarement à trois minutes près. Balotelli, écarté du groupe, qui rentre à dix minutes de la fin pour porter son équipe, Aguero qui marque un but magnifique juste avant le buzz : un scénario digne de Guy Ritchie. Et la Premier League de nous rappeler que son championnat demeure l’un des plus dingues du monde.
Manchester United – Arsenal (8-2) : Parce que même au Tennis les scores ne sont pas aussi élevés. Parce qu’après une déroute pareille, qu’Arsenal soit parvenu à se relancer pour accrocher le podium, c’est pas beau, c’est grand.
Nicosie – OL (1-0, 5 t.a.b à 4) : Entre 2002 et 2008, l’OL a été l’un des meilleurs clubs d’Europe. Entre 2000 et 2012, le club de Jean-Michel Aulas a été le seul (avec Arsenal et le Real Madrid) à participer à toutes les Ligues des Champions. Alors forcément, quand l’OL se fait sortir par Nicosie honteusement pour son dernier match de C1 avant (au moins) la saison 2013-2014, ça marque…
Auxerre-Montpellier (1-2) : En 2008, lorsque Montpellier luttait pour ne pas descendre en National, si l’on avait dit à Louis Nicollin que la Paillade jouerait le titre lors de la 38e Journée à Auxerre, relégué en L2, il aurait probablement rigolé aux éclats en nous traitant de petite tarlouze. Après une quarantaine de minutes d’interruption, alors qu’un but d’Auxerre aurait pu consacrer le PSG, les montpellierains sont parvenus à marquer pour gagner 2-1 et obtenir le premier titre de leur histoire. Avec un doublé de John Utaka qui plus est.
Les parcours :
Éternelle Vieille Dame : Terminer une saison sans la moindre défaite dans un des cinq grands championnats européens (dont ne fait plus partie la France), c’est rare. On n’avait plus connu ça depuis Arsenal en 2003/04. En Italie, ce n’est pas rare, c’est simplement jamais arrivé. Cette année, la Juve n’a pas seulement glané son premier titre depuis sa rétrogradation en Série B (affaire du Calciopoli) en 2006 : elle était tout bonnement imbattable…
Dortmund 2, la revanche : l’an dernier, Dortmund remportait son premier titre depuis 2002. Fort d’une première partie de saison fabuleuse, le club s’est ensuite contenté de maintenir timidement à distance le Bayer Leverkusen. Alors que les observateurs s’accordaient à dire que le Bayern pourrait tout rafler cette saison, Dortmund a su conserver son titre, empochant six points de plus qu’en 2011 (81 contre 75). Deux titres consécutifs en Allemagne, hors Bayen Munich, c’est suffisamment rare pour marquer les esprits…
Montpellier, le feu de la Paillade : Un club qui inscrit son nom au palmarès de la Ligue 1 pour la première fois, on n’avait plus vu ça depuis Lyon en 2002. Il y a trois ans, Montpellier montait en Ligue 1. Les hommes de René Girard ont grimpé les échelons progressivement en recrutant intelligemment (Spahic, Bedimo, Bocaly, Dernis, Hilton et surtout Giroud) et en faisant confiance à ses jeunes (Gourdren, Belhanda, Stambouli, Yanga M’Biwa). Résultat, Montpellier accède au Saint-Graal. Au club depuis quarante ans, Louis Nicollin voit enfin son club arriver au sommet. C’est ce qui s’appelle une belle histoire. Et la preuve que l’argent contribue moins à la réussite que la bonne gestion d’un club. A méditer en France…
Nicosie met les gros à poil : Un club qui parvient en quart de finale de Ligue des Champions devient dans les faits l’un des huit meilleurs clubs d’Europe. En théorie, c’est une autre paire de manche. Mais qu’importe, Nicosie a terminé en tête d’une poule qui comprenait le Zenith Saint-Petersbourg, le Shakthar Donestk et Porto, soit trois vainqueurs récents de l’Europa League et éliminé l’OL, l’une des bêtes noires européenne des années 2000. Le tout avec un budget de club moyen de Ligue 2. Comment on dit « pied de nez » en grec ?
Mais aussi…
La crête de Louis Nicollin • Les 132 buts inscrits par Messi et Cristiano Ronaldo à eux deux (72 pour l’Argentin, 60 pour le Portugais) • Lloris qui sauve Nice de la relégation • La querelle entre Ribéry et Robben • Kombouaré nominé aux trophées UNFP • Le tir au but de Sergio Ramos • Celui de Manuel Neuer • Le but de Valbuena contre Dortmund • Mario Balotelli qui fête le 14 Juillet dans sa salle de bain • Guardiola qui quitte le FC Barcelone • Franck Dumas et Caen en Ligue 2, c’est moins de buts et de décibels dans les stades de l’Elite • Marseille et Naples qui auraient pu s’affronter en Ligue des Champions • Juste parce que Margotton aurait été capable d’appeler ça le « Poubellico »• La Zambie qui remporte la Coupe d’Afrique dix-neuf ans après le crash d’avion de ses joueurs à Libreville… lieu de la finale de l’édition 2012 • Anelka, entraîneur en Chine • Domenech qui veut rejoindre les ordres si le Barça se fait éliminer par Chelsea • Reims qui remonte en Ligue 1, trente-trois ans après • Bastia qui remonte en Ligue 1, vingt ans après Furiani
Finalement, la saison 2011/2012 a été chargée en symbole et en belles histoires après un exercice 2010/2011 bien terne où Barcelone a imposé une domination tyrannique sur le football européen. Cette année nous a rappelé que, loin des business-plan et de l’aspect marketing, le terrain restera toujours le terrain, et que le football laissera toujours une place prépondérante au rêve et à l’irrationnelle. Et puis ce n’est pas terminé. En fait ça ne fait que commencer. Dans trois semaines débute l’Euro 2012, qui sera à coup sûr une réussite…
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4 commentaires sur cet article
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22 mai 2012 à 14 h 46 min
Il est génial cet article. Déjà parce qu’il fait une belle rétrospective de la saison, de manière synthétique et élégante. Et ensuite parce que l’auteur se permet le luxe de faire une analyse, faisant même quelques réflexions extrêmement intéressantes sur ce qu’est le football et ce qu’est un grand joueur. Je dis bravo donc !
22 mai 2012 à 14 h 48 min
Je suis par contre un peu réservé sur Messi et Cristiano, qui restent de supers joueurs. Après en se basant sur les critères (très justes) écrits plus haut, je suis pas loin d’être d’accord sur leur faculté réelle à peser lors des matches au couteau. Et puis en sélection, les deux sont pathétiques. Je suis d’ailleurs persuadé que Messi ne gagnera jamais une coupe du monde. Qu’il dépasse les quarts déjà…
22 mai 2012 à 15 h 14 min
Très sympa cet article. :)
Ha oui, ce fut une belle saison.
J’ai vu quelques coquilles dans l’article, Guardiola a bien sûr quitté le Barça et non le réal. ^^
Question : Quel sont les 5 grands championnat en europe ???
Je trouve que cela est très subjectif. On veut mettre le championnat portugais devant la Ligue 1…
Mouais, je crois que ça ne sert à rien de rabaisser notre championnat. Certes la philosophie de jeu, l’engouement autour du foot n’est pas le même que dans les autres pays européens, mais je crois que l’on a des équipes qui n’ont rien à envier aux autres équipes européennes.
La culture foot en France est faible comparée à celle des autres pays européens, voilà tout.
Les joueurs de Ligue 1 partent à l’étranger parce qu’on leur racontent sur Canal etc que le foot Anglais, Espagnol (et maintenant Allemand) c’est beaucoup plus sympa que la ligue 1… Je pense que Sirigu, Pastore, Motta, Ménez, Maxwell et Alex se sont rendu compte que la ligue 1 n’était pas un championnat en bois.
La différence, c’est qu’en France on a de très bons gardiens et une philosophie de jeu qui vise avant tout (malgré que cela évolue) à garantir une bonne défense avant d’attaquer et de produire du beau jeu.
Notre championnat est un championnat difficile à gagner. 5 équipes différentes pour les 5 derniers champions en ligue 1. Voilà une stat’ intéressante. Et je sens que l’on ira vers 6 l’an prochain ;)
L’an prochain en Champions League, j’espère bien que le PSG montrera à l’europe qu’une équipe de Ligue 1 peut faire trembler les grandes équipes des 5 grands championnats européens.
22 mai 2012 à 16 h 15 min
@Soulier dort, la comparaison des 2 monstres en sélection est impossible. Messi n’a jamais remporté quoique ce soit mis à part des JO en mousse et n’a pas eu de résultats significatifs, même ses stats reniflent. Ronaldo passe toujours la phase de groupes des compétitions internationales et fait partie intégrante de deux des meilleurs résultats portugais (finaliste 2004, 4eme 2006). En sachant que le Portugal n’a pas le même prestige que l’Argentine et que les statistiques du boy sont pas dégueulasses en sélection ça fait trop d’arguments en faveur de Ronaldo.
Le même constat est à faire pour la saison, Chelsea remporte une Ligue des Champions banale, il n’a montré ni jeu impressionnant, ni statistiques de dingues et ne doit son salut qu’à l’épuisement des deux vraies meilleures équipes du monde et leur saison marathon(pas la peine de les citer).
Ne disons pas n’importe quoi, sans le Clasico mal tombé et d’une très forte intensité, Chelsea et le Bayern seraient morts car ils se sont d’abord qualifiés en remportant la bataille physique.
Il y’a juste à regarder la saison des deux finalistes par rapport aux deux clubs espagnols. Les Espagnols jouent sur tous les tableaux depuis au moins deux saisons avec une intensité à mettre sur les rotules n’importe quel club. De son côté, le Bayern avec son infirmerie blindée récupère ses joueurs clés début 2012 tandis que Chelsea ne lutte plus ,depuis longtemps, pour le titre. Maintenant, si on ajoute le Clasico de malade pendant que les deux finalistes se reposent voilà ce que l’on obtient: une lutte inégale sur le plan physique.